Avec un diplôme en poche, la crise est moins rude

Que sont devenus, au printemps 2010, les jeunes sortis du système éducatif en 2007 ? Et qui étaient-ils ? Les moins diplômés ont connu plus de chômage, plus de précarité.

 

Repères

Qui sont-ils ? 739 000 jeunes sont sortis du système éducatif au cours de l'année 2006-2007. Un sur six n'avait aucun diplôme. 63 % des jeunes hommes avaient, au mieux, le niveau bac, contre 53 % des jeunes femmes. 43 % en tout (hommes et femmes) étaient diplômés de l'enseignement supérieur. En moyenne, ces jeunes sont sortis du système éducatif à 21 ans.

 

25 000 d'entre eux ont été interrogés, au printemps 2010, par le Céreq (Centre d'études et de recherche sur les qualifications, placé sous houlette des ministères de l'Éducation et du Travail). Le but : savoir ce qu'ils sont devenus, trois ans après la fin de leur parcours scolaire ou universitaire.

 

Au travail. Une large majorité de ces jeunes (72 %) travaille. 16 % sont au chômage, 8 % ont repris une formation ou des études, et 4 % sont en inactivité. Comparée à la génération précédente (celle sortie du système en 2004 et interrogée en 2007), celle interrogée en 2010 a subi la crise de plein fouet. Les chiffres, partout, le disent : en 2007, ils n'étaient « que » 13 % au chômage trois ans après être sortis du système éducatif.

 

Pas tous égaux. Mais tous ces jeunes n'ont pas été frappés de la même manière par la crise. Comme c'est déjà le cas hors temps de crise, les moins diplômés s'en sont moins bien sortis : plus de chômage, plus de précarité. Plus de trois ans après avoir quitté le système éducatif en 2007, les jeunes sans aucun diplôme n'étaient que 48 % à disposer d'un emploi (ils étaient 56 % dans la génération précédente). Les titulaires d'un bac général étaient, eux, 55 % à travailler (62 % pour ceux de la génération précédente). Et les titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur... 85 % (87 % précédemment).

 

Vive l'apprentissage. C'est un souhait récurrent du gouvernement, et l'étude du Céreq à nouveau le confirme : l'apprentissage (17 % de la génération sortie en 2006-2007) facilite l'insertion des jeunes. Ils accèdent plus vite à un premier emploi, décrochent plus vite un CDI et, pour ceux qui sont diplômés du supérieur, touchent un salaire plus élevé que ceux qui ont opté pour la voie scolaire.

 

Source Ouest France : vendredi 08 avril 2011

×